Etes vous content qu’on vous pose une question ?

Puis-je vous poser une question ? Quel effet celà vous fait-il quand la prose que vous êtes en train de lire passe soudain à l’interrogation, à une question qui vous est directement posée ? Est-ce que celà vous agace ? Vous sentez-vous menacé ? importuné, mis sur la sellette, un peu comme si quelqu’un pointait une arme sur vous ? Celà interrompt-il la transe narrative, de façon déstabilisante et rebutante, comme ces pièces de théâtre dans lesquelles un personnage s’adresse directement aux spectateurs ?

Y voyez-vous une de ces tentatives agaçantes de faire participer le public ? Ou bien avez-vous la réaction inverse ? Celà vous fait-il plaisir que l’auteur, qui donnait jusque là dans le monologue égocentrique, réalise tout à coup qu’il n’y a pas que lui au monde et manifeste un certain intérêt à votre égard ? Autrement dit, êtes-vous content qu’on vous pose une question ?

Troy Joollimore – critique dans ‘The Observer’ de The Interrogative Mood (Padgett Powell)

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