Bernard Quiriny – Les outils de l’inspiration

Dans un entretien au magazine des livres (en 2008),   Bernard Quiriny expliquait comment trouver l’inspiration pour ses nouvelles, théorisant ce qu’il appelait les outils de l’inpiration.

1/ L’analogie
L’utilisation dans un nouveau contexte d’une idée puisée ailleurs.
Dans L’assassinat considéré comme un des beaux arts, Thomas de Quincey imagine une société d’esthètes passionnés par les meurtres.  Par analogie,  Bernard Quiriny transpose cette occupation en  goût pour les marées noires et l’utilise comme argument de sa nouvelle Marées noires.

2/ Le pied de la lettre
D’un homme qui raisonne admirablement, on dit qu’il prend de la hauteur.
En prenant l’expression au pied de la lettre, on obtient un thème pour une nouvelle fantastique ( Les hauteurs ).

3 / La réalisation fantastique
Réaliser l’impossible, transposer une rêverie ou un fantasme dans la vie quotidienne et en suivre les conséquences.
Ainsi dans la nouvelle Qui habet aures : être capable d’entendre tout ce qu’on dit à son sujet.

4 / L’analogie inversée
L’inverse de la première méthode. Au lieu de transposer une idée, on l’inverse.
Bernard Quiriny imagine ainsi de renverser l’idée du Jardin aux sentiers qui bifurquent de Borges. Au lieu que le réel se déploie en chemins divergents à chaque seconde, il se réunit peu à peu enregroupant des trames de réalité distinctes.

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