Romeo et Juliette (avec des zombies)

romeo et juliette

Film de zombis (Wikipedia) : un article à lire par tous ceux qui seraient tentés par une intrusion dans le sous-genre des films de genre : le film de zombies.

En quelques paragraphes, la liste des situations type, un guide des personnages et quelques situations dramatiques clés en main.

Deux points particulièrement intéressants : d’abord, cet article tente une typologie des caractères, ainsi qu’une description sommaire de leurs évolutions. Caractérisation à la hache, mais pour un film de zombies, c’est un peu normal…

Sécurité – Danger – Espoir ?

Mais surtout, une très intéressante réflexion sur la notion d’espace. En quelques mots : l’espace du film de zombis se définit en trois zones. La zone Crowded, où errent les morts vivants. La zone Safe, refuge des personnages. Enfin, la zone Hope,  plus éloignée, où les personnages trouveront un refuge définitif s’ils l’atteignent. Mais bien entendu, pour atteindre la zone Safe, il faut traverser la zone Crowded.

Le principe reste identique d’un film à l’autre, même si certains scénarios jouent avec ce code (une contamination dans la zone Safe, et hop, le refuge n’en est plus un du tout). Ce mécanisme doit renforcer l’efficacité simpliste de ces films : la situation dramatique est définie par l’espace même de l’action.

C’est un peu le même principe dans Le fils de l’homme. Le même découpage en trois zones. La première, relativement sûre mais inquiétante. La seconde, carrément dangereuse. L’objectif restant hors de portée dans l’immédiat.

Une technique : identifier à chaque action de l’intrigue un lieu symboliquement fort ou un espace défini. Un espace, un lieu différent pour chaque protagoniste.

Intérêt : Possibilité de doubler l’intrigue par des déplacements physiques, qui ont tout de suite une plus forte charge symbolique. (La scène du balcon dans Romeo et Juliette)

Inconvénient : Les protagonistes se retrouvent avec des semelles de plomb. Impossible de les faire basculer dans l’inconnu si chaque lieu qu’ils traversent a un sens pour l’intrigue.

Pour le film de zombis comme pour Romeo et Juliette, l’association des actions à un lieu spécifique intervient en renfort de l’intrigue. Dans les deux cas, les protagonistes sont prisonniers de l’intrigue comme ils sont prisonniers de leur environnement, incapables de  s’en extraire malgré leurs efforts.

Par contre, pour un roman picaresque ou un road movie,la technique aura des effets clairement plus perturbants.

Il faut imaginer Don Quichotte se retrouvant sans cesse face aux moulins. Pas inintéressant, mais bizarre.

L’image d’illustration est une oeuvre de Toni Castillo publiée sur Flickr sous licence Creative Commons.

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